Les artistes du HUSH Festival

Dalaïdrama
Dalaïdrama
Post Punk

Hugues Rive (guitare), Nathan Grit (basse), Gauthier Hennion (batterie) et Marvin Morelle (chant) n’en sont pas à leur coup d’essai. Les quatre musiciens qui composent le groupe trimballent en effet avec eux, en plus de celle de la scène, l’expérience d’un album. Avorté, certes, mais arrangé, mixé et masterisé. Issus des bancs des mêmes écoles, la section rythmique était alors accompagnée d’un autre chanteur et avait plus tard rencontré Marvin, désigné directeur artistique pour les deux années suivantes.

Le fruit de ce travail ? Un album donc de plus de 36mn à la fois noise et soul, enregistré au studio Apiary par le biais duquel le collectif développe une méthode commune et approfondit son esthétique. Quand, en décembre 2023, le groupe décide de prendre une nouvelle orientation, il est loin d’imaginer ce qui
l’attend : en mars 2024, après quelques essais spontanés, c’est Marvin qui prend la place au chant ; dans la foulée, DALAÏDRAMA naît et produit plus de 45mn de musique en trois semaines avant de jouer son premier set en public au bout d’un
mois et demi.

Le groupe se produit ensuite à la Gare Saint-Sauveur (Lille) et au Supersonic
(Paris) et se fait accompagner par l’Aéronef et Pool Management.

Dès lors, tout est clair. L’équipe se structure, précise ses envies, et lance la machine. Il n’est plus question de soul, toujours autant de noise. Pour autant, personne ne perd de vue la pop culture. Les noms d’hier et de demain fusent, qu’il s’agisse d’artistes visuels, sonores, ou autres. Si le groupe s’enlise parfois
dans des scènes surréalistes, c’est qu’il cultive l’absurde de Quentin Dupieux, de David Lynch (avec qui il rêve de tourner !). Une bande son pour accompagner leurs folies ? Sûrement Gilla Band en centre-ville dans un décor de Jodorowsky, ou Black Midi un jour d’éclipse aux côtés de Dan Smith de Listener, ou bien
encore avec James Smith de Yard Act, arpentant les ruines de King Crimson… La liste est bien trop longue. Certainement aussi longue que les memes que tout le monde s’envoie à longueur de temps.

C’est que DALAÏDRAMA veut se sentir vivre au milieu du fatras. Rire, pleurer, de tout comme de rien, mais surtout entouré. Et pas dans ce confort désincarné qui tamise nos cocons. Non, plutôt dans l’expérimentation, créatrice et sociale, intime et collective à la fois. C’est là que le groupe puise ce qui le forme et le transforme à chaque instant, se tissant d’heureux accidents, d’envies croisées, de miracles, saints ou civils, avortés ou négociés.

Il fallait au moins dire ça pour expliquer ce à quoi ressemblent la musique et les concerts de DALAÏDRAMA. Bien que l’esthétique post-punk vient rapidement à l’esprit devant un tel tableau, les surprises sont légion : une phrase scatée par-ci, un lick de guitare audacieux par-là, le tout sur fond de pop culture chahutée avec sérieux et amusement. La musique du quartet invite autant l’oreille que le corps, cherchant la transe physique comme psychique, l’attention réciproque et l’émerveillement partagé devant le Commun.

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